Article de presse paru dans Le Jour, le lundi 12 janvier 09 - "Grogne chez les étudiants acteurs"

Publié le par Ecole Supérieure d'Acteur de Liège

 

Sabine LOURTIE

le Jour Huy-Waremme



   Depuis la rentrée, le 5 janvier, les 93 étudiants de l'École d'acteurs Cinéma-Théâtre du Conservatoire de Liège (ESACT) se tournent les pouces. En cause : leurs professeurs ont jeté le tablier et refusent d'organiser eux-mêmes la suite du programme pédagogique. Un signe de protestation... En effet, professeurs et élèves exigent de longue date un meilleur encadrement de leur section et plus spécifiquement la création d'un poste de régisseur et d'un coordinateur pédagogique. Une exigence balayée par la ministre de l'enseignement supérieur Marie-Dominique Simonet, qui se déclare «coincée » par un décret de 2001.

Éclaircie en vue

   Désemparés, les étudiants ont manifesté leur mécontentement cette semaine dans les rues de Liège, avec une pétition en main qui a déjà récolté à ce jour plus de 3 000 signatures de soutien. Vendredi, des représentants politiques de la Ville de Liège, de la Province et de la Région wallonne, interpellés par cette situation dramatique, se sont rendus à l'ESACT pour entendre leurs revendications et tenter de trouver une solution. Résultat : une éclaircie semble poindre à l'horizon. L'idée mise sur le tapis ? Créer un poste de régisseur et de directeur de la section par l'intermédiaire d'une asbl, l'association « Théâtre et Publics » (un centre de recherche de pratiques et de formation théâtrale animé par des pédagogues de l'Esact), à qui la Ville et la Province apporterait un soutien financier et humain.

   Rassurés les étudiants acteurs liégeois ? Pas tout à fait... Ils exigent d'abord des garanties. «Cette promesse est déjà un grand pas en avant, mais nous voulons nous assurer que les trois institutions s'engagent concrètement dans cette voie et que, surtout, Marie-Dominique Simonet avalise cette piste, insiste Jérôme de Falloise, porte-parole des étudiants de l'ESACT. Nous leur avons donné ce vendredi comme deadline ». Au-delà de l'ultimatum, les jeunes menacent de déballer l'artillerie lourde et de protester à Bruxelles, en s'alliant le soutien des autres universités. Hier, sur la Batte, et aujourd'hui encore, à coup de calicots et de diversions théâtrales, ils continuent à interpeller les Liégeois. « Jusqu'à présent, la ministre Simonet n'a jamais daigné nous rencontrer ou nous contacter. Nous sommes en train de poser les jalons d'une entreprise audacieuse : la création d'une école d'acteurs spécifiques. Il est grand temps de faire exploser les vieilles institutions ».

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